Déconditionnement neuronal et sacs à vracs (beaux si possible)

À force de consommer sans réfléchir à la façon de rapporter les produits ; après des années à partir faire le marché quasi les mains dans les poches (au mieux avec un sac trop petit) ; ou à se rendre au supermarché sans rien une fois sur deux, et en se donnant bonne conscience en payant un gros sac en plastique bien moche : la partie du cerveau en charge du bon sens est quand même bien endommagée.

Les premières courses « sans déchet » ne sont pas convaincantes à 100 %. On est pas peu fière des progrès constatés, mais il  reste quelques trucs à améliorer.

 

Reprendre le contrôle de son cerveau

Et la première des étapes est d’accepter que les courses par petits bouts, n’importe quand, c’est FINI !

Les « mer** j’ai oublié le beurre, bon je passerai demain midi, à Monop en centre-ville, où…  du coup je ferai aussi pleurer ma CB au rayon Femme… je n’ai aucune volonté ce n’est pas de ma faute », est censé devenir une alternative rare.

Il va falloir réfléchir : décider quand y aller, comment transporter le butin et comment le stocker une fois rentrée !

Et cette opération de reprogrammation neuronale devient un plaisir. Encore et toujours cette satisfaction à mettre en pratique une profonde conviction.

Partir faire ses courses avec ses sacs à vrac, concrétise ce qu’il est possible de changer simplement et replace dans un futur optimisme. Et non je ne suis pas en trip mystique, et non je n’ai pas mangé un moine bouddhiste à midi.

 

Ah mes beaux sacs à vrac ! Ah mes belles boites !

Les ratés du début (pas assez de sacs ou de boites de différentes tailles) seront de prochaines réussites.

Nous sommes nombreux à stocker chez nous des sacs en plastique ou en tissus trainant au fond des placards. Sortez-les et utilisez-les jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus.

Gardez quelques bocaux en verre au lieu de les jeter (selon la place dont vous disposez) et servez-vous en pour vos courses comme pour conserver les produits en vrac ou les restes au frigo. Faîtes le tour de vos tupperwares pour évaluer quantités et tailles.

Sacs à vrac à partir de chutes de tissus by Alice.
Sacs à vrac à partir de chutes de tissus by Alice.

Reste le problème de l’esthétique de la chose… et oui… il faut bien en parler quand même et admettre…

Pour l’esthétique donc, disais-je, si la vue d’un sac moche endommage votre karma, allez donc taper « sacs à vracs » dans votre moteur de recherches : vous constaterez que le merveilleux monde de l’Internet regorge de sacs à vracs, fabriqués près de chez vous, artisanalement, dans des tissus de récupération ou respectueux de l’environnement, ou encore mieux vous y apprendrez comment en coudre !

Pour les boites en métal, nous vous expliquerons prochainement comment les customiser facilement.

Sinon, trouvez-vous une Alice (celle des deux ici qui coud, dessine, bricole et cuisine) et glissez-lui en prenant un petit air de chiot abandonné : « Oooooh dis-donc ils sont beaux tes sacs à vracs en tissu de récup et chutes de ton atelier ! Moi j’en ai pas encore beaucoup pour le moment. J’ai pas de sac pour le pain par exemple… »

Et si vous avez pas d’Alice, ben c’est un tord, vous avez qu’à vous en trouver une !

Marine S.

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8 commentaires sur “Déconditionnement neuronal et sacs à vracs (beaux si possible)

  1. Plus de plastique à la maison dans la cuisine depuis déjà quelques années excepté le film plastique qui est une vrai cochonnerie pour l’environnement mais pas encore trouvé d’alternative. J’ai remplacé tous les tupperwares par des contenants en verre ou en céramique. Ça demande parfois de réfléchir un peu mais ça vaut le coup !
    En revanche pas pratique pour aller faire ses courses les bocaux en verre………….

    1. Bravo pour la démarche ! et tout mon respect.
      Nous avons pas mal de plastique dans notre cuisine : des boites où nous conservons les aliments au frigo et dont je me sers aussi pour faire les courses depuis peu donc 🙂
      Certains ustensiles de cuisine hérités de la grand-mère de mon compagnon, comme un mouli-julienne Moulinex de 1970 ; ou une essoreuse à salade, offerte par une de mes tantes, et qui doit dater de la même année. Nous en sommes assez fiers 😀
      Pour le film plastique nous l’avons remplacé par quelques sacs plastiques fins gardés à cet effet.
      Au lieu de mettre du film sur une casserole ou un plat par exemple, on l’enfourne dans un sac et hop au frigo. On réutilise le sac des dizaines et dizaines de fois.
      J’utilise aussi du « papier écologique pour la cuisson et la conservation » que je composte après utilisation. Le rouleau dure vraiment longtemps .
      Sinon il est possible trouver des films alimentaires oxo-dégradables, qui ne contiennent pas de produits toxiques a priori et que tu peux composter !
      En tous cas : merci beaucoup pour tes commentaires Esclarmonde ! Bonne soirée et à bientôt donc 🙂

    2. Esclarmonde je crois que j’ai trouvé une solution pour toi et tous les autres qui cherche a remplacer le film étirable 🙂 Il existe des tissus imprégnés de cire d’abeille bio qui font donc office de film, ils sont donc imperméable grâce a la cire et lavable a l’eau froide ! ils durent environ 1an ou 2 en fonction de l’intensité d’utilisation. Mon prochain papier sera sans doute sur le sujet car je compte bien tester d’en fabriquer. Sinon il s’achète tout prêt sur internet ^^

  2. J’ai toujours un sac à vrac pliable en tout petit sur moi, comme ca même si je fais les courses à l’improviste et en petites quantités pas besoin de sac plastique. J’évite aussi d’utiliser des sacs transparents pour les fruits et légumes ou du film étirable ; chez moi / dans mon frigo je conserve tout dans des boîtes ou tupeu en tous genres donc rarement besoin de film étirable. Toujours pas réglé le problème des déchets packaging alimentaire par contre. En Australie la bouffe est super chère et près de chez moi je n’ai aucune option pour acheter du beurre ou autres produits laitiers en vrac. Ni le problème des sac poubelles. La seule fois où j’ai acheté des sacs poubelle recyclables ils étaient assez chers et craiquaient tous les temps. Du coup je finissais invariablement par les doubler voire tout transvaser dans un sac poubelle plastique.

    1. Coucou sister !
      Le mieux est de chercher des gens ayant la même motivation. Il y a forcément à Sydney des gens qui ont une démarche écolo et qui ont déjà trouvé des solutions à pleins de problèmes du quotidien.
      Le mouvement Zero waste est en train de gagner du terrain partout, et des citoyens dans tous les pays se mettent en mouvement.
      Je serais toi je chercherais sur le net des blogs australiens sur la question.
      Je suis certaine qu’il y a moyen de récupérer des paniers bios toutes les semaines dans une boutique par exemple, ou de se rendre compte qu’en fait il y un magasin qui vend du vrac à 10 mins de ton boulot. Ou qu’il y a un jardin partagé avec des poules dans ton quartier.
      En tout cas bravo pour ce que tu fais déjà, et si tu trouves des bons plan version Australie viens les partager en version bilingue ici 🙂
      Bises !

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