L’écologie dans ton slip – épisode 1

Chaque année, plus de 45 milliards de protections hygiéniques sont jetées et il leur faut 500 ans pour se dégrader.

Au scandale écologique, s’ajoute l’angoisse sanitaire qui commence à faire les gros titres et agite le monde scientifique.

On a testé des solutions écologiques, saines et économiques et comme on adoooooore étaler notre intimité en public, on les partage ici.

 

Lecteurs XY chéris : on compte sur vous pour lire ce billet en entier et pour relayer les infos auprès de vos amies, soeurs, cousines, collègues, filles, amantes…

 

 

« Arrêtez de vous mettre des trucs chimiques dedans, c’est dégoutant ! »

Comme dirait ma copine Louise !

La consternation et la panique enflent : désherbant, dont du Roundup (décidément ils sont partout), résidus toxiques, chlore pour blanchir, bref… Entre 20 à 30 composants chimiques différents ont été trouvés dans les produits de protection hygiénique testés.

Vous n’avez pas besoin de nous pour trouver tout un tas d’articles, blogs, émissions de radio, documentaires sur le sujet.

En attendant que les règles relèvent des questions de Santé publique, que l’affichage de la composition des serviettes et tampons soit obligatoire (signez la pétition !), et qu’une approche écologique soit généralisée aux questions de santé, on reprend le contrôle de son vagin !

 

 

L’écologie dans le slip : une enquête de terrain. Épisode 1

Vous avez vu ? On a même pas hésité à mettre notre corps au service du Greenpower, pour vous proposer des solutions (qui sont aussi une occasion de plus de réinjecter dans l’économie circulaire, locale et/ou responsable).

 

Les serviettes en tissus

Aucune de nous deux n’a été convaincue. Pour autant, nous avons lu beaucoup de témoignages fort satisfaits. Aussi consultez d’autres blogs et surtout testez, pour trouver ce qui vous convient à vous, individu unique, et à votre mode de vie.

Pour les Poitou-charentaises, il existe de la production locale de haute qualité, pour les autres : merci Ninternet ! On a un petit faible pour Dans ma culotte.

Enfin il y a de nombreux tutos pour s’en fabriquer aisément.

 

 

La coupe menstruelle

Passé le petit blocage psychologique, suivi d’un auto-rappel des capacités de notre fabuleuse anatomie… le bilan est très positif.

La coupe n’est en réalité pas bien large, elle est souple et s’adapte. Elle offre une protection longue même pour des fluxs importants, et s’est avérée bien plus efficace que les produits de consommation de masse. Et surtout, surtout… elle s’oublie ! Le confort total !

Pour les questionnements (souvent hilarants) du début, cherchez dans les FAQ ou forums de discussions décontractées.

 

 

 

L’éponge naturelle

Les éponges de mer sont utilisées comme protection depuis l’antiquité. Il faut simplement vérifier la façon dont elles sont collectées : pour préserver l’écosystème des bancs d’éponges, elles doivent être coupées et non arrachées afin de permettre la repousse. Les éponges naturelles se lavent à l’eau et au savon et peuvent être utilisées plusieurs mois d’affilée.

Après plusieurs essais, l’éponge a un bilan très positif :

  • on peut difficilement faire plus doux (une fois humidifiée bien entendu… ça ne se met pas tel quel, hein !),
  • la mise en place et le retrait sont très simples,
  • capacité d’absorption bien supérieure à tous les trucs industriels testés au liquide bleu fluo qui essayent de les imiter,
  • la protection est garantie pour plusieurs heures et comme la coupe, l’éponge se fait très très discrète.

Et c’est pas cher ! Prix : entre 5 et 15 euros, pour de très nombreux mois d’utilisation.

 

 

Le flux instinctif

Le flux instinctif consiste à se passer de toute protection et à écouter son corps pour gérer ses règles comme on gère une envie de pipi.

La solution écologique et économique absolue !

Alors oui comme ça, ça a l’air totalement farfelu. Faut dire qu’on nous aura bien rebâché les oreilles de la punition divine contre laquelle on ne peut rien, la sanction incontrôlable qui doit te pourrir ta vie de pêcheresse tous les mois.

Pourtant cela marche et pour des femmes très différentes. C’est un apprentissage et il faut avoir envie de s’y atteler, et on a parfaitement le droit de pas en avoir envie du tout ou pas maintenant.

Les témoignages sont étonnants ! Vous trouverez des explications, des billets et des articles à foison. Mais croyez-le, cela fonctionne et c’est une belle occasion de réapprendre son corps : Greenpower et Girlpower en somme 🙂

 

 

On rebranche son cerveau et on se respecte

Quelle que soit la solution qui vous conviendra, elle sera toujours mieux que cette industrie du jetable, coûteuse, basée sur des croyances hygiénistes dangereuses.

 

Le protège-slip quotidien sérieusement ??? Quotidien ? Carrément ?

Ah pardon, je pensais que c’était en gros le rôle d’une culotte ! En fait non, cette fabuleuse décennie nous aura donc appris qu’une culotte c’est un truc en dérivé de pétrole, qui grâce à ses nano-particules te remodèle le cul en format 12 ans, et dont l’objet est de faire tenir un protège-slip (bouh le corps… c’est caca !) au dioxyde de chlore pour nourrir les incinérateurs et les tortues de mer.

Ça suffit comme ça  !!! Vas mettre ta culotte en coton sur ton magnifique popotin, et quand dame nature te rappelle aux cycles de la vie, prends soin de toi et pas de l’industrie !

 

 

 

 

 

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Pour l’épisode 2, on prévoit :

  1. culotte absorbante, mouais… à voir… là on aimerait bien savoir quelles sont les conditions sociales et écologiques de production de ces charmantes choses…
  2. les protections en cellulose végétale biodégradables, à tester dans leur phase composteur donc…
  3. tampon au crochet fabriqué a la mano, oui madame, parfaitement !

 

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